Histoire

Le Sang Des Sorcières

Carole Sandrel
Date de parution: 
13/10/2016
Format: 
14.5 x 22
Pages: 
326
ISBN: 
979-10-252-0205-0
Prix public: 
0.00
Prix TTC: 
22.00

Qui transforma en sorcières ces milliers de femmes torturées et brûlées vives entre le XVe et XVIIe siècles ?

Ces prétendues sorcières étaient surtout des paysannes, des guérisseuses apportant au village le réconfort de leur solidarité et de leurs connaissances en herbes médicinales. Sans médecins ni médicaments, il fallait bien quelqu’un pour faire accoucher les femmes, soigner les malades, assister les mourants et toiletter les morts. Mais trop de mort-nés et trop d’accouchées mourant de fièvre puerpérale désignaient les sorcières à la vindicte générale. Et la misogynie ambiante fit le reste. Au motif qu’il fallait trouver les marques que le diable imprimait en guise de signature dans le secret de leur chair, on leur fit subir des tortures au-delà de l’imaginable.

Un récit inédit qui nous retrace la tragédie de ces femmes sacrifiées et oubliées. Une négation de la chair et un crime contre la féminité trop longtemps sous-estimés.

 

Carole Sandrel est journaliste et écrivaine. Elle a créé la Société des amis de Bernard Lazare, premier défenseur du capitaine Dreyfus. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages sous son nom, La Société contre l’enfant (Stock) et Le Secret ( JC Lattès) et sous le nom de Mireille Cherchevsky, Le Judaïsme (Seghers).

 

Fort Bayard

Bertrand Matot
Date de parution: 
17/10/2013
Pages: 
250
ISBN: 
979-10-2520-005-6
Prix public: 
20.00
Prix TTC: 
22.00

Quand la France vendait son opium.

Combien de Français ont connu son existence ? Très peu à vrai dire, une poignée d'initiés... En 1898, la France obtenait en location du gouvernement chinois un curieux territoire : Kouang-Tchéou-Wan, situé aux confins de la Chine du sud. La capitale de ce confetti d'Empire allait vite prendre le nom de Fort Bayard, en mémoire du glorieux chevalier du Moyen-Age.

" Sans peur et sans reproche ", Fort Bayard ? Voire. Cette cité, bientôt rivale de Hongkong, cachait un secret jalousement gardé. Jusqu'en 1945, son port a servi de plaque tournante aux Français et à la Banque de l'Indochine pour diffuser et s'enrichir du commerce de l'opium.

Vous n'avez pas fumé, tout est vrai.

Bertrand Matot brosse la fresque fascinante et étonnante de Fort Bayard, administré par d'étranges colons, raconté par nombre d'écrivains, visité par des aventuriers bigarrés et sans cesse assailli par les pirates et les Triades. Lieu de tous les trafics, protégé par l'Etat français, Fort Bayard fut aussi le petit théâtre de toutes les intrigues géopolitiques et des guerres du XXe siècle. Un document historique haut en couleur.

L'AUTEUR. Bertrand Matot (1964) a travaillé comme journaliste et documentaliste pour la télévision. Chercheur indépendant, il se passionne pour l'histoire de l'Occupation et des colonies françaises. Il est l'auteur du remarqué La Guerre des cancres, un lycée au coeur de la résistance (Perrin, 2010) préfacé par Patrick Modiano.

 

Retrouvez le blog permanent de Fort Bayard:

http://www.lesinfluences.fr/Dans-les-volutes-de-Fort-Bayard.html

La critique de Patrick Rambaud dans Le Monde des Livres :

http://www.bourin-editeur.fr/fr/news/patrick-rambaud-kiffe-lopium-de-fort-bayard/10/

Dans sa chronique du Monde des Livres (édition du vendredi 15 novembre), Patrick Rambaud (de l'Académie Goncourt) a fait joyeusement chauffer la pipe à opium :

" (...) Voici coloré et brutal : Fort Bayard, quand la France vendait son opium, d'un auteur passionné par nos lointaines colonies, Bertrand Matot. Visitant un avant-poste au Tonkin, en pleine guerre, le général de Lattre s'extasie devant des fleurs de pavot : "Très bien", dit-il à ses hommes. C'était le temps de la Régie française, qui proposait dans les bureaux de tabac d'Hanoï des petites boites rondes frappées de l'enseigne du coq : le meilleur des opiums, qui représentait un tiers des revenus des colonies d'Asie. Voilà donc cette aventure, prise à ses débuts, en 1898, quand la France loua au gouvernement chinois un minuscule territoire de Chine du Sud, baptisé Fort Bayard. Un récit flamboyant tout droit sorti des archives des affaires étrangères, celles d'outre-mer ou du Muséum d'histoire naturelle. Il faut un sacré talent pour ressusciter des aventures en Technicolor à partir de cette paperasse. Matot y parvient. On y croise des aventuriers, des officiers sanguinaires, des pirates, mille trafics qui ont établi la fortune de la banque d'Indochine. N'hésitez pas à y plonger."

 

Les Eclats De La Guerre

Philippe Simon
Date de parution: 
20/01/2014
Format: 
17 X 22
Pages: 
250
ISBN: 
979-10-252-0018-6
Prix public: 
20.00
Prix TTC: 
22.00

Chroniques de la peur, du journalisme et des fantômes

" Cette période n'a jamais fait vraiment partie de ce que l'on appelle des souvenirs. Elle n'y appartiendra jamais je crois. C'est d'une autre nature il me semble. Ces années-là demeurent au fond de mon cerveau comme une énormité par rapport au reste. Elles écrasent tout et dominent tout. Elles boulottent tout l'air et l'espace comme un enfant handicapé avec son entourage. Je ne peux m'en défaire.Ne le souhaite pas en fin de compte. L'expérience bosniaque détermine encore ce que je suis aujourd'hui.Toutefois c'est dans la tranquillité que j'ai pu m'y pencher. Je suis né à Sarajevo, puis né une deuxième fois à Mostar, j'ai plongé à Banja Luka, Zadar, à Knin, Zvornik, à Prijedor, j'ai été blessé à Maglaj, j'ai vomi à Varès et à Sarajevo. Je sais que pour bien d'autres journalistes c'est la même chose. Nous y sommes allés volontairement mais ne savons pas réellement quand nous en sommes sortis vraiment. Y parvient-on en fait ?" Ainsi commence le récit de Philippe Simon qui a suivi tous les événements de la guerre en ex-Yougoslavie. Aujourd'hui, c'est la guerre qui le poursuit. Dans la grande tradition de ce genre littéraire, il témoigne aussi de cette nouvelle génération de reporters qui a vécu le premier conflit de l'après Guerre froide sur le sol européen, l'un des plus cruels et des plus intranquilles du nouveau siècle. Publication : le 16 janvier 2014. L'AUTEUR. Philippe Simon a longtemps été journaliste de guerre. Aujourd'hui il travaille pour France3 et chasse ses fantômes avec l'écriture.

Les Habits Neufs De Napoléon

Jacques-Olivier Boudon
Pages: 
180
ISBN: 
978284941138
Prix public: 
18.00
Prix TTC: 
0.00

La France contemporaine aurait-elle honte de Napoléon ? Pourquoi a-t-elle si modestement salué le bicentenaire du Consulat et de l’Empire ? D’où vient le malaise lorsqu’on évoque l’épopée napoléonienne dans la presse et les manuels scolaires ?

Et pourtant, paradoxalement, le nom de Napoléon reste une référence essentielle dans la mémoire des Français et, depuis deux ans, des comparaisons incessantes sont faite entre Bonaparte et Nicolas Sarkozy. De plus, en ces temps de crise, on voit resurgir le thème de « l’homme providentiel » susceptible de réformer le pays et redonner à la France sa place dans le monde.

Voilà sans doute pourquoi, deux cents ans après, le mythe napoléonien retrouve une étonnante actualité, qu’il soit revendiqué ou rejeté. Mais quelle est la vraie nature de ce mythe ? Peut-il encore nous servir, si ce n’est de modèle, du moins de référence et d’éclairage pour l’avenir ? « Les Habits neufs de Napoléon » répond à ces questions, au cœur des débats politiques d’aujourd’hui.

L'Insoumise De Lhassa

Gyaltsen Drölkar
Pages: 
168
ISBN: 
978-2-84941-227-5
Prix public: 
19.00
Prix TTC: 
0.00

Il était clair dans mon esprit que j’allais mourir ou, au mieux, rester de longues années en prison… J’avais choisi en parfaite connaissance de cause.

C’est avec cette détermination que Gyaltsen Drölkar, jeune moniale tibétaine âgée de 19 ans, s’était résolue à manifester en faveur du dalaï-lama et de la liberté du Tibet, en 1990. Avec treize autres nonnes, elle a été torturée et jetée dans les geôles chinoises. Elle n’en est sortie que douze ans plus tard.Ce livre est le récit inédit de ce qu’ont vécu ces femmes. Libérée en 2002, Gyaltsen Drölkar a dû se résoudre à fuir le Tibet. C’est à pied, au péril de sa vie, qu’elle a gagné clandestinement le Népal au terme d’une marche de douze jours, dans la neige, en haute altitude.

Dans un texte d’une pureté bouleversante, Gyaltsen Drölkar raconte cette histoire, depuis son enfance nomade jusqu’à son arrivée en Europe. Elle dit, pudiquement, la cruauté du traitement réservé par les Chinois à ceux qui ne se soumettent pas. Rarement l’âme du combat tibétain pour la liberté n’a été aussi magnifiquement exprimée.

La Voie Qui Danse

Yumma Mudra
Pages: 
416
ISBN: 
978-2-84941-291-6
Prix public: 
22.00
Prix TTC: 
0.00
Le 4 septembre 1981, après une semaine de suspense, Myriam tient les promesses publicitaires de l'agence Avenir, dont elle est le mannequin, et « enlève le bas ». Mais la jeune fille de 19 ans, noyée dans un tourbillon médiatique infernal, choisit de disparaître... dans une communauté bouddhiste, pour méditer toute une année. Rebelle et indéniablement libre, Myriam trace sa vie, à la recherche d’une connivence avec le monde et ses musiques envoûtantes. Éternelle nomade, la fille-aux-mille-vies pose ses valises aux États-Unis, en Inde, au Portugal, partage la galère des dealers dans les rues de Paris, emprunte les routes tziganes, guérit de la tuberculose, croise le dalaï-lama, étudie encore et encore le bouddhisme. Tout ça, sans jamais s’arrêter de danser. Devenue Yumma Mudra, elle montre à chacun d’entre nous que l’on peut, un beau jour, choisir de quitter les faux-semblants pour vivre au plus près de soi-même. Un récit enivrant, qui fait entendre la merveilleuse musique de la liberté.

 

Entretiens Avec Marguerite Duras

Jean Pierre Ceton
Pages: 
112
ISBN: 
978-2-84941-303-6
Prix public: 
18.00
Prix TTC: 
0.00

En 1979, Jean Pierre Ceton, jeune écrivain et cinéaste, rencontre Marguerite Duras au Festival du jeune cinéma ; ils deviennent amis. Un an plus tard, ils enregistrent des entretiens pour France Culture. Rarement Marguerite Duras a parlé avec autant de profondeur de son travail de cinéaste et d’écrivain. Elle nous décrit les rapports difficiles entre littérature et cinéma, la manière dont la fiction se mêle de réalité, le labeur que constitue la relecture du « premier écrit », l’évolution de son écriture vers des formes plus aventureuses que le roman. Autant de questions abordées simplement – comme un artisan parlerait de son travail à un autre artisan. En dépit de leur volonté commune – Marguerite Duras avait transcrit elle-même plusieurs pages de ces enregistrements –, le livre issu de ces entretiens n’a pu voir le jour du vivant de l’auteur. Les voici publiés pour la première fois. Un document unique et passionnant pour comprendre l’oeuvre et la pensée d’un des plus grands écrivains et cinéastes français du xxe siècle. Préface, notice et notes de Jean Cléder

Michael Lonsdale

Jean Cléder
Pages: 
176
ISBN: 
978-2-84941-302-9
Prix public: 
28.00
Prix TTC: 
0.00
Né en 1931, Michael Lonsdale est le grand homme discret du cinéma comme du théâtre français : alors que sa silhouette est connue de tous, on ne sait pas toujours qu’il a travaillé avec les plus célèbres cinéastes de son époque (Duras, Eustache, Mocky, Oliveira, Rivette, Ruiz, Truffaut, Welles) et les plus prestigieux metteurs en scène de théâtre (Anouilh, Beckett, Régy, Serreau), passant avec une grande aisance du spectacle populaire (Hibernatus, Moonraker, Ma vie est un enfer) aux recherches les plus exigeantes (Comédie de Beckett, India Song de Duras). Selon une alchimie difficile à analyser (combinaison variable d’autorité, de distanciation et d’espièglerie), on peut dire qu’en cinquante ans de carrière Michael Lonsdale a imposé sur la scène comme à l’écran une diction et une façon d’être — une présence dont la singularité suffit pour modifier, en quelques instants, la couleur d’une scène, voire la tonalité d’une oeuvre entière. En 2011, il a reçu le César du meilleur acteur dans un second rôle pour sa prestation dans Des hommes et des dieux.    Ces entretiens recomposent le parcours cinématographique et théâtral, intellectuel et spirituel d’un homme très secret, et explorent également les régions moins connues de sa pratique artistique : peinture, lecture, théâtre musical ou mise en scène de théâtre.

 

Collège Inique (ta Mère !)

Gabrielle Déramaux
Pages: 
188
ISBN: 
978-2-84941-335-7
Prix public: 
16.00
Prix TTC: 
0.00

Il y a l’introverti Ludovic, deux fois redoublant, que l’on surprend un jour seul dans la cour, à faire danser son ballon de foot tel un champion de Ligue 1. Il y a Salima, 14 ans, qui a espéré quitter la cité au bras d’un grand de 22 ans, et que tous les élèves appellent désormais « la pute ». Il y a Adil, qui arrive avec vingt minutes de retard et fait le tour des tables – « Bah, quoi ? Faut bien que j’dise bonjour à mes potes ! On vous a pas appris la politesse ? » Il y a aussi Christophe, qui veut faire du latin contre l’avis de son père – « Les livres, ça sert à rien. » Et puis Fouad, qui me lance, me recroisant des années après : « He M’dame ! M’dame ! Vous me reconnaissez ? Ouh là, j’étais con avec vous, hein ? Mais j’vous kiffais bien, la vérité ! Vous étiez ma prof préférée. » J’enseigne depuis treize ans, et ce n’est pas facile. J’ai souvent envie d’arrêter, je me sens parfois mal taillée pour l’ampleur de la tâche, souvent impuissante. Mais mes élèves sont si surprenants, si touchants, que je crois que je ne les quitterais pour rien au monde.

On Enterre Bien Les Dinky Toys

Bruno Léandri
Pages: 
388
ISBN: 
978-2-84941-332-6
Prix public: 
22.00
Prix TTC: 
0.00

« Vus de loin, des jeunes déconneurs, bruyants et agités, comme tous les jeunes. Vus de près, tous des cas. Des types uniques, flamboyants, géniaux à hurler, drôles à pleurer, chiants à se manger les doigts, c’étaient mes copains, ce le sont toujours.Avec eux, tout jeune, j’ai traversé cette période, les années 1970. Vue de loin, une décennie ni plus ni moins importante que les autres. Vue de près, une époque charnière, féconde, tumultueuse, riche au vertige, et j’en ai visité tous les coins. Il fallait bien que je la raconte, moi aussi. Pour l’histoire, pour les archives, pour la rigolade.

Avec des copains comme ça, dans une période comme ça, oh putain, on s’est pas ennuyés ! »

B.L.

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